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01/11/2010

Une table " à la tronchin " estampillée de Conrad MAUTER

Table à la tronchin de MAUTER.jpg

 

TABLE dite A LA TRONCHIN en acajou et placage
d'acajou. Elle ouvre à un tiroir et deux tirettes
latérales. Le plateau à système formant écritoire. Elle
repose sur des pieds gaines moulurés
Estampillée MAUTER
Epoque Louis XVI
H : 77,5 cm, L : 96 cm, P : 61 cm

Vendue 9294 euros ( frais inclus )

Vente VERSAILLES ENCHERES PERRIN-LOYERE-LAJEUNESSE du 24-10-2010 lot n° 111

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Historique :

La table dite " à la Tronchin " est une table tout à fait singulière, apparue sous le règne de Louis XVI. En effet, si la structure est celle d'une table à écrire traditionnelle ( un piétement quadripode surmonté d'un tiroir éventuellement flanqué de tirettes, à l'image de certains bureaux ), il n'en est pas de même du système de plateaux amovibles. L'innovation vient du fait qu'un mécanisme ( une sorte de crémaillère rentrant dans les pieds ) permet d'éléver le plateau. Ce dernier peut ensuite être incliné à l'angle voulu. Généralement gainé de cuir, il était destiné à l'écriture. Le plateau mobile principal pouvait être plein, ou muni d'un pupitre gainé de cuir, à l'image du modèle présenté.La mise en oeuvre du sytème permettait de travailler dans des conditions de confort optimales.

Ce type de table est apparu en1777 et a été inventé, selon Guillaume JANNEAU, par Louis DUFOUR. Elle tient son nom d'un célèbre médecin genevois, trouvant fort commode de pouvoir utiliser un même meuble afin de travailler aussi bien assis que debout.

Généralement raffiné, comme en témoigne le modèle de MAUTER,  ce type de table est donc très recherché, tand pour son aspect utile que décoratif. Il est généralement réalisé en acajou et placage d'acajou, exceptionnellement en bois de placage et/ou en marqueterie. Les modèles les plus sophistiqués sont munis d'une manivelle permettant d'activer la crémaillère, et d'éléver le plateau supérieur. Sur les modèles les plus simples, il suffisait de tirer le plateau vers le haut pour l'élever.

La table de MAUTER a des dimensions tout à fait conformes aux réalisations de la fin du XVIII ème siècle, permettant de l'intégrer aisément dans un appartement. De plus, les pieds en gaine moulurés sont du plus bel effet, et contrastent avec la sobiété relative mais parfaitement exécutée de l'ensemble. Ces qualités conjuguées ont permis d'obtenir un prix au desus de l'estimation.

Bon nombre de ces tables nous sont parvenues. Cependant, ces meubles ont une véritable " cote d'amour " ce qui, sur le marché de l'art, se traduit nécessaireemnt par des tarifs soutenus.Ainsi, il existe un véritable engouement pour ce type de table fonctionnel.

Les modèles de la fin du XVIII ème siècle les plus sobres se négocient rarement à moins de 3000 euros. Un modèle de qualité de cette même époque s'échangera en moyenne contre 5/6000 euros alors qu'une dépense de 10/12 000 euros devra être envisagée pour décrocher un modèle à manivelle. Les modèles hauts de gamme, quant à eux, peuvent atteindre des sommes beaucoup plus conséquentes.

Biographie :

D'origine allemande, Conrad MAUTER ( 1742/14 mai 1810 ) est reçu maître le 10 septembre 1777. Ebénistes de talent, ses qualités sont très vite reconnues, et il voit affluer dès 1782 des commandes de clients prestigieux tel le comte d'Artois ( frère du roi Louis XVI et futur Charles X ). Il participe ainsi à l'ameublement des châteaux de Bagatelle, Saint Germain en Laye, Maisons, Saint Cloud et du palais du Temple. Ses activités, propsères, se poursuivent après la Révolution. Après son décès, son affaire est rachetée par Nicolas Louis SANDRIN.

L'une des caractéristiques de MAUTER est la grande sobriété d'exécution de ses modèles. Presque tous en acajou, ils demeurent sobres et de lignes pures. Les moulures, rigoureuses, sont fréquemment renforcées de baguettes d'encadrement en cuivre, colonnes ou pilastres. La production de ce maître se concentre principalement sur des commodes, secrétaires et autres bureaux plats ou à cyindre permettant d'utiliser au mieux les essences d'acajou. De nombreuses petites tables de salon à écrire ou à jeux, très en vogue alors, sortent également de ses établis, à l'image de notre modèle.

Source : Pierre KJELLBERG, Le Mobilier Français du XVIII ème siècle, éditions de l'Amateur, page 557.

Bonheur du jour de Conrad MAUTER.jpg

Bonheur du jour estampillé MAUTER

PHOTO 033.jpg

Petit guéridon à crémaillère estampillé MAUTER

( Vacation ARTCURIAL du 04/11/10 lot 143 -  vendu environ 4100 euros frais inclus  )

Une commode à angles vifs estampillée de BIRCKLE

Commode BIRKLE.jpg

Très belle commode à angles vifs marquetée en fil de bois de rose.
Elle ouvre à trois rangs de tiroirs dont deux sans traverse, décorée d'une division centrale simulée en léger relief.
Les pourtours sont en placage d'amarante, filets d'encadrement de grecques, montants à angles vifs à canaux, anneaux de tirage mobiles en bronze à rosace, petite frise de lambels, cul de lampe à décor de feuillage et de palmettes. Dessus de marbre brun veiné de gris et de blanc fracturé et réparé.
Estampillée BIRCKLE.
Epoque Louis XVI.

H. 85,5 ; L. 131 ; P. 57

Vendue 8500 euros ( frais en sus 21.53 % )

Etude PESCHETEAU-BADIN vente du 18/10/2010 lot n° 191

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BIOGRAPHIE :

Jacques BIRCKLE  ( 1734 - 7 mars 1803 ) est reçu maître le 30juillet 1764. Il fut tout d'abord ouvrier maître avant d'obtenir la maîtrise.

BIRCKLE.jpg

Ebéniste de talent, il reçoit notamment des commandes de la reine Marie Antoinette pour le château de Saint Cloud, du duc d'Orleans, de la princesse de Lamballe et de Mme Elisabeth.

BIRCKLE a laissé une production abondante, ou le luxe ostentatoire n'est pas une priorité, contrairement à l'effet décoratif qui lui est recherché . Consciencieux et de grand talent, ses meubles se distinguent par leur grande qualité d'exécution.

La plupart des meubles produits par BIRCKLE sont quasiment dépourvus d'ornementation en bronze. L'ébéniste affectionne particulièrement les marquetteries aux tons vifs, contrastés, dessinées avec simplicité. Faites de bois teintés clairs, elle se détachent le plus souvent sur un fond de placage sombre. Leur effet spectaculaire est encore renforcé par les thèmes choisis, habituellement encadrés de filets à grecques.

Un décor original le caractérise : il s'agit d'une marqueterie réalisée " en trompe l'oeil " représentant un bureau plat Louis XV sur un dallage noir et blanc. Le tiroir droit du bureau est ouvert et, sur le plateau, sont posés deux vases de fleurs, des livres et divers objets. Une draperie surmonte l'ensemble  tel un rideau de scène ouvert pendant le spectacle. Ce type de décor, un peu gauche dans l'exécution de la erspective, se retrouve sur des meubles ( commodes, secrétaires essentiellement ) des styles Transition et Louis XVI.

BIRCKLE a également produit des meubles plus sobres, en bois de placage, mais toujours d'une grande qualité d'exécution, à l'image de la commode présentée. 

Bibliographie : Pierre KJELLBERG, " le mobilier français du XVIIIème siècle ", éditions de l'amateur, pages 69 et 70.

Une importante pendule à portique d'époque Louis XVI

 

12 000 euros pendule portique epoque Louis 16.jpg

Rare pendule portique en marbre blanc, noir et bronze doré d'époque Louis XVI.


Cadran en émail figurant les heures et les minutes en chiffres arabes surmonté d'un aigle sur une sphère et supporté par des pilastres cannelés à chapiteaux ioniques cantonnés de consoles et agrémentés de lions, pot-à-feu et rinceaux feuillagés, la terrasse à triple ressaut avec frise de perles et de végétaux et animée de deux allégories féminines symbolisant la Force et la Justice encadrant un trophée d'armes.


Elle repose sur six pieds en toupie. Balançoire en forme de soleil.


Haut. : 70 cm
Larg. : 58 cm
Prof. : 16 cm

Bibliographie : aux Éditions de l'Amateur, reproduite dans l'ouvrage de Pierre KJELLBERG, encyclopédie de la pendule française en p. 203
Modèle célèbre connu à plusieurs exemplaires dont l'un est conservé au musée des Arts Décoratifs à Paris.

Vendue 12 000 euros ( frais 20 % en sus )

Vente ERIC PILLON ENCHERES 17/10/2010 lot 289