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31/01/2014

Un très bel objet décoratif : un pot pourri de style Louis XVI

Voici l'une de mes dernières trouvailles, chinée en terrain normand.

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Il s'agit d'un objet de style, et non d'époque. De plus, c'est un grand classique du style Louis XVI, allant généralement par paire. Pourquoi s'y intéresser, vous interrogerez vous ?

Et bien, tout simplement par ce qu'il s'agit là d'un objet de très belle qualité, et d'une dimension surprenante, loin des standards, puisque ce pot accuse une hauteur de 72 cm ! Il faut savoir que généralement ce type d'objet mesure entre 25 et 45 cm.

Cette sur-dimension caractérise les objets du XIX ème siècle, conçus pour être fastueux, et dont l'excès dû aux modes rendait les intérieurs bourgeois très pompeux.

Cet objet, très décoratif de par ses dimensions, l'est aussi par la qualité des matériaux utilisés. En effet, le corps du vase est réalisé en marbre de Campan vert veiné rose. Provenant d'Italie, ce marbre a des qualités esthétiques très appréciées.

La riche ornementation est faite de bronzes dorés ciselés et non moulés, comme c'était généralement le cas, signe de qualité. Elle se compose de guirlandes fleuries, têtes de béliers et sommet à décor végétal. L'ensemble est gras et bien composé. Ces motifs étaient également très à la mode ( et donc très répandus ) au XVIII ème siècle. Tous les éléments sont reliés entre eux par une tige filetée rendant le couvercle inamovible.

Un très bel objet décoratif qui fait son petit effet.

Trucs et astuces pour un nettoyage efficace :

Ci-après vous trouverez des clichés d'avant/après nettoyage.

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Avant 

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Après

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Avant

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Après

Mon truc du jour : pour raviver des objets en bronzes dorés, utilisez des cristaux de Saint Marc ( sans soude ) dissous dans de l'eau chaude. Brossez énergiquement avec des brosses souples type brosse à dents ou brosses à ongles, bien meilleur marché que les brosses spéciales. Si ce premier traitement est insuffisant, pulvérisez du DECAP FOUR ( sans soude ) sur les bronzes. Laissez agir quelques minutes, avant de brosser de la même façon que précédemment. Dans les deux cas, rincer abondamment à l'eau claire. Je précise bien qu'aucun des produit utilisé ne doit contenir de soude, celle ci altérant irrémédiablement la dorure.

Enfin, afin que le séchage soit complet, je place les bronzes au four ( 150 ° C ) pendant 15 à 20 minutes, afin de chauffer le métal et favoriser l'évaporation de l'eau présente dans les endroits les plus inaccessibles.

Je vous conseille de laisser quelques imperfections de nettoyage, afin de ne pas avoir un résultat trop parfait, et conserver le cachet ancien de l'objet.

ATTENTION : ce système n'est valable que pour les bronzes d'ornement dorés.

04/12/2013

A la découverte d'un peintre anverois : LEBON Léon G

 

Bonjour,

j'ai récemment fait l'acquisition de deux œuvres d'un artiste belge, sur lequel je n'ai que peu d'informations.

Il s'agit de Léon G. LEBON.

Né en 1846 ( on ignore sa date de décès ), cet artiste peintre s'est spécialisé dans les paysages. Trouvant son inspiration à la campagne, il fut membre d'un cercle " l'Essor " ( j'ignore de quoi il s'ait ).

Présent à l'exposition d'Anvers de 1898, il est représenté par une œuvre au musée d'Ostende intitulée " Le bouleau ".

Le dos d'une des œuvres en ma possession porte la mention d'une adresse d'atelier à BRUXELLES, ainsi que le titre de l'œuvre : " Chemin de Wimesmael à GENK " et la mention manuscrite " certifiée par LEBON Léon G ".

Du peu d'œuvre que j'ai pu observer, cet artiste aime peindre les arbres assez dépouillés, comme les bouleaux, et les étendues d'eau, dans le rendu desquelles il excelle, comme en témoigne l'œuvre ci-dessous ( le chemin de Wimesmael ) :

3.JPGLa palette est très vive et colorée. Dans l'œuvre présentée, le sujet principal est l'eau, ou plus précisément le reflet, traité avec superbe.

Cette œuvre est actuellement en restauration ( le cadre, suite a une chute, a été recollé et doré à la bronzine ), et la toile détendue.

J'ajouterai un cliché lorsque l'œuvre sera restaurée.

 

LEBON restaure (1).JPG

Œuvre restauré, cadre restauré, plaque refaite

La seconde toile en ma possession, une chaumière dans un paysage arboré, utilisant la même gamme de coloris, est de belle qualité également, quoique plus naïve.

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Cadre " dans son jus "

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Cadre nettoyé

Je suis à la recherche de toute information relative à cet artiste, et vous invite vigoureusement à vous porter acquéreur de toute œuvre de cet artiste comportant une scène aquatique, car elles sont extrêmement bien exécutées.

Bonne découverte !

30/10/2013

Faïence de NEVERS: identification de saints

Bonjour à tous,

ma visite hier  en pays poitevin m'a permis, outre ma rencontre avec un couple formidable tenancier de chambres d'hôtes, d'enrichir ma collection d'assiettes en faïence de NEVERS. Il s'agit plus précisément d'assiettes patronymiques.

Voici donc ci dessous les clichés de mes trouvailles ( chaque assiette a un diamètre compris entre 22 et 23 cm ) :

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faience

faience

faience

 Si l'origine de ces pièces ( NEVERS, je ne pense pas qu'il s'agisse de MOULINS ) et leur époque ( fin 18 ème ) sont connues, j'ignore en revanche quels saint figurent dessus.

 

Dans le premier cas, je m'orienterai vers Saint François d'Assise, et dans le second vers Sainte Marguerite ( en raison du dragon en arrière plan ).

Quelqu'un pourrait il m'en dire plus à ce sujet, et m'apporter des précisions sur le style des décors et la fonction de ces objets ?

A très bientôt !

28/06/2013

Attribution d'une commode en raison de sa marqueterie

Bonjour à tous,

je vous présente l'une de mes dernières acquisitions, qui me pose quelques problèmes

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En effet, il s'agit une belle petite commode d'époque transition à deux tiroirs en saillie et sans traverse. Cette dernière n'est malheureusement pas estampillée, mais les motifs de la marqueterie devraient permettre son attribution, notamment en raison de la frise supérieure.Je sais que j'ai vu cette marqueterie sur un secrétaire il y a quelques années, mais je n'en ai malheuresement pas conservé trace.

Elle est en état de maison, et certains de ses bronzes ont été changés.

Je lance donc un appel aux internautes avertis afin de m'aider dans cette tâche.

N'hésitez pas à me faire part de vos suggestions, et de vos informations. Mes premières recherches m'orientent vers TOPINO ou OHNEBERG.

Bonne soirée !

Chauffeuses, sièges d'enfant, prie Dieu... l'avènement des sièges bas

Bonjour à tous,

une acquisition récente me permet de me pencher sur un type de siège suscitant régulièrement l'engouement des amateurs, puisque je vais aborder le sujet des sièges bas dit "en chauffeuse ".

Le sujet est très vaste, je vais donc dans un premier temps en dégrossir les grandes lignes, l'occasion se présentera ultérieurement de développer plus en détail le sujet.

La découverte :

En correspondant avec un collectionneur désireux de se séparer d'une partie de ses sièges, j'ai fais une heureuse découverte. En effet, parti pour acheter sur photos trois chaises d'époque Directoire, je suis revenu avec ceci.

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En guise de chaises, je venais de me porter acquéreur d'une paire de chauffeuses, et d'une chaise d'enfant. Cette occasion va me permettre de vous présenter et de différencier ce type de sièges.

Définitions :

Tout d'abord, revenons sur la notion de " chauffeuse ".

On appelle " chauffeuse " un siège ( chaise, fauteuil ou bergère ) que l'on plaçait devant la cheminée afin de se chauffer, tout simplement. Ce type de siège fut également appelé à l'origine " coin de feu " ( terme plus volontiers réservé aux sièges Régence et début Louis XV, à assise large et basse ) .

Il s'agit donc là d'un siège de confort, destiné à un usage particulier. De ce fait, il s'agit d'un meuble beaucoup plus rare qu'un siège traditionnel car, s'il est courant de voir des séries de chaises ou de fauteuils, il est exceptionnel de trouver plus de deux sièges en chauffeuse. Ceci s'explique par le fait que ce siège, destiné à être positionné devant l'âtre, ne pouvait être placé ailleurs en raison de sa vocation première, et était donc présent dans les habitations en nombre restreint.

Il est maintenant intéressant de savoir ce qui distingue un siège en chauffeuse d'un autre siège. Ce qui frappe immédiatement sur ce type de mobilier est l'aspect bas de l'assise. En effet, pour que les pieds des usagers se situent à hauteur de foyer, tout en restant confortables, il a été nécessaire d'abaisser la hauteur de l'assise, et, par conséquent, de diminuer la hauteur des pieds. Ceux ci sont donc plus trapus. Sans entrer dans des propos trop empiriques, on peut considérer que l'on est en présence d'un siège en chauffeuse lorsque la hauteur de l'assise ne dépasse pas 30 cm ( dimension prise du bas des pieds en haut de l'assise, garniture et couverture comprise ).

Afin d'augmenter le confort, l'assise est plus large ( 5 à 10 cm au minimum par rapport à un siège du même modèle ), et le dossier plus haut ( excepté pour les sièges régence et début Louis XV ) et légèrement incliné. Cette différence se remarque à l'oeil nu, car le siège est disproportionné comparé à un siège traditionnel.

En résumé, si votre siège est bas d'assise

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qu'il a des petits pieds

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et un dossier haut et incliné

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 alors vous êtes en présence d'un siège en chauffeuse ( félicitatons ! ).

Pourquoi tand d'engouement me direz vous ? Et bien simplement parce que ces sièges, comme je l'ai exposé plus haut, sont bien plus rares dans les intérieurs du XVIII èmeque les autres sièges. De plus, il s'agit là de sièges de confort. La rareté étant associé à la commodité en font des pièces très recherchées.

Ainsi, les bergères basses et les fauteuils coins de feu atteignent des prix de haut niveau régulièrement.

 

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Un siège d'enfant est quant à lui bas d'assise puisqu'en rapport avec la taille de son usager. Pas de différence avec la chauffeuse jusque là. Cependant, un siège d'enfant conserve des proportions et des volumes à l'échelle, et l'on n'observe donc pas de disproportions au niveau du dossier, de l'assise ou des pieds.

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De ce fait, lorque l'on se trouve face ce type de siège, l'impression est qu'il s'agit d'un siège miniaturisé, les calibres utilisés étant tous proportionnés les uns par rapport aux autres.

Méfiance donc lorsque le proportions ne sont pas respectées, car vous êtes face à un siège transformé !

 

Enfin, un petit mot concernant les prie Dieu. Ils se distinguent aisément des deux catégories précédentes pour deux raisons : d'une part l'assise est basse et parfois inclinée vers l'avant, d'autre part ils possèdent une manchette sur la partie supérieure du dossier. Ces aménagements ont été apportés afin que le fidèle puisse s'agenouiller et se relever plus aisément, et puissent poser les coudes sur le dossier.

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Attention à ne pas confondre avec les voyelles ( ou ponteuses ), destinées au jeu, et dont l'assise est à hauteur traditionnelle.

 

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Voilà, j'espère avoir en quelques lignes dégrossi le sujet. N'hésitez pas à me faire part de vos réactions.

Bonnes trouvailles !