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01/03/2010

Les estampilles : définition et description

L'estampille

Tous les amateurs de meubles anciens se sont un jour trouvé devant un meuble estampillé. Cependant, il est très difficile de déceler une estampille authentique d'une marque postérieure.

Voici quelques notions que j'ai acquises au fil du temps, et qui pourront peut être vous être utiles un jour.

L'estampille : qu'est-ce que c'est ?

L'estampille est une marque apposée sur le meuble par le menuisier ou l'ébéniste l'ayant réalisé .

Cependant, il n'est pas dit que se soit le maître en personne qui ait réalisé l'ouvrage. L'estampille prouve juste que la pièce est sortie de ses ateliers, et a été réalisée sous sa direction, ou avec son approbation. Il est loin d'être certain que le maître aie contribué en personne à la fabrication du meuble ( les atelier de Georges JACOB ont employé jusqu'à 700 ouvriers en même temps; l'estampille n'était apposée qu'à la sortie des meubles de l'atelier. Le maître a, la plupart du temps, réalisé les calibres, qui, par la suite, ont été utilisés comme modèles par les ouvriers qui ont eu la charge la construction du siège).

 

Pourquoi estampillait on les meubles ?

Les premières estampilles ont fait leur apparition vers 1720. Elles sont alors apposées ( rarement ) sur des meubles réalisés par des maîtres suivant des obligations déjà en vigueur depuis des décennies, mais non respectées.

L'estampille a été rendue obligatoire à la promulgation des corporations en 1743. Cependant, son usage n'a été légalisé qu'en 1751 par un édit royal. On pouvait lire dans celui ci " Et ne pourront les dits maîtres délivrer aucun ouvrage qu'ils ne les aient préalablement marqués de leur marque à peine de confiscation et de 20 livres d'amende par pièce non marquées ". L'apposition de cette marque permettait aux contrôleurs de distinguer les ouvrages, et de taxer tel ou tel menuisier en fonction de la qualité et de la quantité des pièces fournies. Autant dire que les fraudeurs étaient nombreux, et les meubles non estampillés circulaient fort bien . Ce qui explique que l'on puisse trouver aujourd'hui des meubles de très belle qualité, mais non estampillés.

Les lettres de maîtrise pouvaient être acquises de deux façons. La première consistait, à l'issue d'une période  d'apprentissage et de compagnonnage, à présenter, après paiement d'une taxe ( fluctuante suivant notament les origines sociales du candidat ), un chef d'oeuvre jugé par un comité composé de maîtres de la corporation. La seconde, plus rare, consistait  à accorder la maîtrise par décret royal à des ouvriers libres ( généralement d'origine étrangère ), sans avoir subi le cursus précité,  en raison de la qualité de leur ouvrages.

L'artisan était dès lors tenu ( en principe, mais les fraudeurs étaient nombreux ) d'estampiller les meubles qu'il produisait. Les maîtres ayant les privilèges royaux, c'est à dire oeuvrant pour la Couronne, étaient dispenser de payer la taxe, et donc d'estampiller systématiquement leurs ouvrages.En cas de vente directe de l'artisan à l'acheteur, l'estampille n'était pas non plus apposée.Il faut également savoir ( mais je reviendrait sur ce sujet ultérieurement ), que certains menuisiers ou ébénistes étaient également marchands de meubles. D'autres sous traitaient des commandes avec leurs confrères. Ainsi, il est possible de trouver plusieurs estampilles de maîtres sur un même meuble, ou l'estampille d'un marchand-mercier sur une pièce pouvant être attribuée avec certitude à un de ses confrères. Il a même été découverts des meubles strictement identiques, mais portant des estampilles différentes..... Les dérogations à la règle de l'estampille étaient donc nombreuses !

L'obligation d'estampiller les meubles a pris fin à la révolution française, avec l'abolition des privilèges. Cependant, de nombreux artisans ont continué d'apposer leur marque sur leurs créations, tand au 19 ème siècle ( les ateliers JACOB, par exemple, ont continué d'estampiller jusqu'à la fermeture des ateliers ) qu'au 20 ème siècle ( GALLE, MAJORELLE, RUHLMANN,PROUVE ... ).

Quelles sont les différentes estampilles que l'on peut trouver sur un meuble du XVIII ème ?

Une estampille, comme mentionné précédemment, est une signature. C'est une marque (un nom, symbole ou des initiales ) apposée en creux dans le bois. Certains ébénistes ( j'emploierai ce terme générique pour regrouper menuisiers et ébénistes ) n'ont cependant jamais ou peu estampillés leurs oeuvres. Cependant, ils ont pu apposer soit leur nom au pochoir, soit coller une étiquette sur le meuble ( c'est le cas pour la plupart des ébénistes de la dynastie des HACHE à GRENOBLE ). 

L'estampille était frappée à l'aide d'un fer monobloc dont l'empreinte était déposée au Châtelet ( elle était alors frappée dans une plaque de plomb, pour en garder une trace et pour pouvoir procéder à des comparaisons en cas de litiges, nombreux à l'époque car les règles corporatives étaient très strictes ).

Les estampilles peuvent être frappées sur une ou plusieurs lignes, en forme circulaire, avec des caractères plus ou moins gros et espacés .... Une grande majorité d'entre elles est reproduite dans des ouvrages spécialisés.

Estampile CANOT.jpg

 

Estampille P BERNARD.jpg

D'autres symboles peuvent être apposés à côté des estampilles, sans en être pour autant. Vous pourrez trouver ainsi :
- des marques de château
 
Estampille JACOB DESMALTE et marque de chateau.jpg
 
 - des marques au pochoir ( d'inventaire, de succession .... )
Paire fauteuil marque château Fontainebeau att JACOB 5.jpg
DE MAIGRET vente du 270309 LOT 368 paire de chaises avec renforts marques du palais des tuileries.jpg
- La marque de Jurande des Menuisiers Ebénistes ( marque pouvant comporter des variantes, mais ayant toujours les lettres accolées de la même façon )
Meuble DESTER_4.JPG
Estmpille BURY F.jpg
Estampille POPSEL et JME.JPG
Estampille ROUSSEL avec JME.jpg

Comment distinguer une fausse estampille d'un original ?

La question est très vaste, et les paramètres à prendre en compte nombreux.

Voici quelques points à vérifier qui feront pencher votre opinion vers telle ou telle conclusion.

La grande majorité des estampilles est répertoriée dans des ouvrages spécialisés en fac similé à l'échelle 1. Ainsi, la police de caractère, les particularités, la forme et la taille des lettres et des symboles sont respectées. Je vous conseille donc de vous procurer l'un de ces ouvrages, afin d'avoir déjà une base de travail. Ainsi, si vous trouvez une estampille différente de celle répertoriée pour le maître, ll ne peut s'agir que d'un faux.

Comme je vous l'avais indiqué plus haut, l'estampille était gravée dans un seul bloc de fer ( lequel, d'ailleurs, était quasiment inusable ). Il est donc impossible de trouver un nom frappé de plusieurs lettres décalées, ou avec une empreinte d'intensité différente d'un caractère à l'autre. Il s'agit là de lettres frappées une à une, donc d'un faux. Une astuce découlant d'un principe simple, peut vous permettre à coup sûr de déceler un faux : les fers à estampiller étaient fabriqués manuellement. Les caractères avaient très souvent des petits défauts. Repérez ces défauts, et comparez les avec l'estampille que vous avez sous les yeux.... et vous saurez. La règle : 1 fer unique par atelier. Rares sont les artisans utilisant 2 fers ( ils existent dependant : Roger Vandercruse dit Lacroix, l'un des plus grands ébénistes de la période transition, estampillait R. LACROIX ou RVLC ).Tous les meubles sortant de l'atelier du même maître avaient donc les mêmes défauts. De même, si un nom comporte deux fois la même lettre, elles ne doivent pas être parfaitement identiques.

Copie de DSC02875.JPG

Attention cependant : la marque " JME " apposée parfois peut avoir plusieurs variantes ; il s'agit d'un poinçon de contrôle, utilisé par les contrôleurs de la jurande des menuisiers ebénistes attestant que la taxe a bien été perçue. Plusieurs fers ont donc été fabriqués, mais ils ont tous en commun le fait que les lettres JME sont accollées l'une à l'autre ( cf exemples ci-dessus ).

L'estampille laisse dans le bois une empreinte. Au fil du temps, les fibres du bois ont travaillé, " gonflé " ( cf estampille de GARNIER ci-dessous ).

Estampille GARNIER 2.jpg

Si, après une étude minutieuse, vous vous apercevez que les fibres sont cassées, ou que le fond des caractères est plat ( cf estampille d'Avril, accompagnée du poinçon de Jurance, lequel est apocryphe également ), l'estampille est récente. Elle a été frappée soit à l'aide d'un fer fabriqué par le faussaire, soit après avoir réalisé un surmoulage d'une estampille originale.

191 estampille.jpg

Pour en arriver à cette déduction, il vous est nécessaire d'avoir observé de nombreuses estampilles pour aguérir votre oeil.

Méfiez vous également des estampilles de grands ébénistes apposés sur des meubles " bas de gamme ". Un bon ébéniste fera toujours un travail soigné, même sur sa production courante.

La place de l'estampille est importante également. En effet, certains maîtres avaient pour habitude de signer dans des endroits précis ( NOGARET estampillait sur les traverses extérieures de ses sièges ) . Trouver une estampille dans un endroit inhabituel pour cet artisan doit donc vous inciter à la plus grande prudence. A contrario, il est possible de trouver des estampilles dans des endroits improbables, notamment sur le côté ou dans les fonds de tiroirs. En règle générale, cette solution a été adoptée par l'ébéniste lorsqu'il ne pouvait faire autrement ( commodes sans traverses, petits meubles d'appoint ... ). Une estampille illogique n'a pas de raison d'être.

Une multitude d'estampilles relevées sur un même meuble doit vous inciter à un examen approfondi. En effet, il n'y a aucune raison, par exemple, de trouver deux estampilles parfaitement lisibles l'une à côté de l'autre ( cf estampile de MEUNIER relevée sur un fauteuil médaillon Louis XVI tout à fait classique ). Il est au contraire tout à fait logique de trouver une estampille à moitié effacée car mal frappée à côté d'une estampille plus franche, voir même deux frappes superposées. Si l'ébéniste a " raté son coup ", et qu'il juge sa marque mal appliquée, il a pu la refrapper de manière lisible. Là encore, il y a une certaine logique ( cf double estampille de REIZELL et de J B BOULARD ).

Estampile RETZEL.jpg

Estampille BOULARD doublée vendu 4700 FI le 14 12 09.jpg
Cabriolet E MEUNIER.JPG

Il est possible de trouver deux estampilles de maîtres sur un même meuble ( cf estampilles de Claude JAVOY et F C MENANT ci-dessous ). Plusieurs cas peuvent se présenter :

- soit les deux maîtres ont collaborer à l'élaboration de l'ouvrage, et ont donc apposé chacun leur estampille,

- soit l'un a poursuivi le travail de l'autre ( le cas le plus connu de succession entre maîtres est le monumental bureau du roi Louis XV, estampillé de RIESENER, alors qu'OEBEN a travaillé dessus trois ans durant, avant de mourir sans achever l'ouvrage, ce que fera RIESENER )

- soit l'un a restauré ou modifié le travail de l'autre ( RIESENER a modifié, à la demande du souverains, de nombreuses commodes de ses prédécesseurs pour les remettre au goût du jour )

- soit l'un, étant marchand-mercier ( c'est à dire marchand de meubles ), a apposé son estampille à côté de celle du fabriquant avant la mise en vente. A ce sujet, on suppose que Roger LACROIX ( ou RVLC ), l'un des rares maîtres à utiliser deux estampilles, utilisait l'estampille R LACROIX sur les meubles qu'il vendait lui même et RVLC sur les meubles destinés aux marchands-merciers.

Estampile FC MENANT et Claude JAVOY.jpg

Une estampille couverte de laque n'est pas spécialement de bon augure. En effet, ni les laqueurs, ni même les doreurs, ne laquaient sous les ceintures .... et il est fort peu probable que lors d'une restauration récente , elles aient été recouvertes par négligence  ( cf estampille de MEUNIER ci-dessus ) .

Une estampille peu lisible ( cf estampille de J B DEMAY ci-dessous, relevée sur un siège de grande qualité ), ou déformée par des cloutages anciens ( ceintures des sièges ) est plutôt bon signe ( cf estampilles de VINATIER et de DELAPORTE.Cette dernière a été découverte sous un jaconas posé au XIX ème; elle ne peut être qu'authentique ).

Estampille VINATIER.jpg

DELAPORTE_17.JPG
photo 003.jpg

Dans le language spécialisé du mobilier ancien, lorsqu'une estampille n'est pas totalement lisible, on parle de " trace d'estampille de - X -" ( cf ci-dessous, trace d'estampille " DECA " , relevée sur un fauteuil Louis XV de facture très classique, pouvant correspondre à plusieurs ébénistes; dans ce cas, on annonce seulement " trace d'estampille " sans plus de précision ).

DECA... TRACE.jpg
DECA trace 2.jpg
 

Si, en fonction de ces traces, on arrive à deviner le nom de maître, le meuble peut être annoncé " estampillé de -X- " ( ce estampille de JBB DEMAY plus haut ).

Je pourrai continuer cette liste, tand les possibilités sont nombreuses !

Quoiqu'il en soit, sachez que, dès la fin du 19 ème siècle, les estampilles ont été falsifiées. Ainsi, de fausses estampilles bien faites ont, avec le travail du temps, le même aspect que les originales. Il est alors impossible de les différencier.

Un commissaire priseur m'a récemment confié, à propos d'une commode de qualité et d'époque transition portant une estampille apocryphe de L. BOUDIN : " l'estampille n'est pas bonne, mais la commode sera de BOUDIN un jour " ...

Quelle importance accorder à l'estampille ?

Il y a encore quelques décennies, on n'accordait aucune importance à l'estampille. Ce qui explique que de nombeux sièges aient été regarnis sans en tenir compte. Un meuble était " bon " par ce qu'il était bien fait, qu'il avait de bonnes proportions ou des qualité indéniables.

De nos jours, la tendance est inversée. Je trouve que l'on accorde une trop grande importance à l'estampille. Un meuble estampillé est systématiquent surévalué par rapport à un meuble anonyme de même facture.

Cette plus value est variable selon la renommée du menuisier ou de l'ébéniste.

Je vous conseille d'accorder une importance toute relative à l'estampille. Attachez vous tout d'abord à bien examiner le meuble, afin de savoir s'il s'agit d'un travail de qualité, s'il s'agit d'un " morceau de bravoure " ou s'il a un intérêt historique ou technique.

Un meuble estampillé de piètre qualité ne vaudra jamais un brave meuble anonyme bien conçu.

Cette règle prend tout son sens pour le mobilier régional, généralement anonyme, mais dont des spécimens de qualité remarquable ont vu le jour, à l'image de ce superbe meuble bureau à cylindre recouvert d'une très belle marquetterie fine ( travail su sud de la France, XVIII ème, peut être du comté de Nice ), qui n'a rien à envier aux créations de DUBOIS ou de DURAND.

160.JPG

 

 
160. Bureau cylindre 006.jpg
160. Bureau cylindre 009.jpg

Attachez vous également à ne pas accorder d'importance au fait que l'estampille soit bien frappée ou partielle. En effet, le meuble n'est pas du tout déprécié ( contrairement à ce que l'on pourrait imaginer ) s'il comporte une trace d'estampille identifiée. C'est d'ailleurs, à mon sens, un gage d'authenticité complémentaire. Une trace non identifiée entraînera une plus value, mais de moindre importance.

En conclusion, s'il est intéressant d'acquérir des meubles estampillés, il faut surtout s'attacher à acheter de beaux meubles. L'estampille permet de relever l'intérêt du meuble, mais je vous déconseille d'acquérir un meuble uniquement parcequ'il est estampillé. En tand qu'amateur, je privilégie toujours la qualité du meuble et son état de conservation à la renommée de son créateur.  

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Si vous souhaitez me faire part de vos réactions,  apporter des précisions à cet article ( qui ne fait que survoler le sujet, j'en ai bien conscience ), ou l'enrichir de vos commentaires,  n'hésitez pas à me contacter .

J'ajouterai bien volontiers les trucs et astuces dont vous pourrez me faire part.

23/02/2010

Un rare secrétaire d'alcove attribué à TOPINO

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Voici un très joli meuble, vendu dimanche 21 février.

Il s'agit d'un secrétaire de dame, dit d'alcove en raison de ses proportions atypiques ( H = 118.5, L = 4,7 P = 29.5 ). Les secrétaires, meubles masculins par excellence, se déclinent également en modèles pour dames. Ceux ci s'en différencient d'une part par leurs dimensions plus modestes, d'autre part par le décor ( fleurs, bouquets, frises , ou tout autre motif du répertoire précieux - les modèles masculins sont souvent en acajou, ou à décor de trophées guerriers ou d'instruments divers ). Ce meuble était destiné à être placé dans un renfoncement mural, très certainement dans une chambre ....

Ce modèle repose sur des pieds gaines. Il est marqueté de fleurs dans des encadrements en placage de satiné sur trois côtés. Il ouvre en partie haute par un tiroir et un abattant découvrant casiers et niche, et en partie basse par deux petits vantaux. Les bronzes, bien positionnés sont anciens et semblent d'origine. Le dessus est coiffé d'un marbre gris Saint Anne.

Les proportions de ce meuble et son décor laissent penser qu'il peut être l'oeuvre du célèbre ébéniste Charles TOPINO ( reçu maître le 14 Juillet 1773 ). Il ne peut lui être qu'attribué, car ce secrétaire n'est pas estampillé.

Les secrétaires, meubles très prisés avant l'apparition de l'informatique, sont tombés de nos jour en désuétude. Peu pratique pour un usage moderne, ces meubles sont souvent relégués au rang d'objet décoratif. Les modèles les plus imposanst peuvent cependant offrir une espace de rangement intéressant, mais sont difficiles à placer dans nos intérieurs contemporains.

Le modèle que je vous présente, et dont une restauration complète de la marquetterie était à prévoir, a séduit un amateur à hauteur de 3400 euros hors frais ( 22 % environ ) sur une estimation de 3/4000 euros.

Un beau résultat tout de même vu les tendances actuelles. Vous pourrez découvrir quelques clichés de détail dans l'album photo.

22/02/2010

Une table à écrire estampillée de MIGEON

 

Table a ecrire epoque Louis XV VENDUE 8500 HF 23.JPG
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Voici une table à écrire très intéressante. Celle ci est en effet estampillée du célèbre ébéniste Pierre (II) MIGEON.

En marquetterie de frisage ( l'ébéniste a joué aves les contrastes et découpes d'une seule essence de bois pour élaborer son décor ), cette table s'ouvre en faisant glisser le plateau. Celui ci découvre alors divers casiers et un tiroir à secrets.

En état de maison ( ce meuble provenait d'un hôtel particulier ), aucune restauration importante n'avait été faite.

Les dimensions généreuses ( hauteur : 71 cm, largeur cm 83 cm, profondeur 50.5 cm ) de cette table dégagent un réel espace de travail.

Une estampille prestigieuse, un meuble " de famille "bien proportionné, " dans son jus " , la présence d'un système et un agencement pratique ont permis à ce beau meuble d'atteindre un prix très honorable malgré un décor relativement simple venant de MIGEON.

Cette table a été vendue 8500 euros hors frais ( environ 23 % ) au mois de janvier dernier, sur une estimation de 2/3000 euros. 

Paire de fauteuils estampillés de LANGLOIS

Bonjour,

voici une très belle paire, vendue dans le cadre d'une curatelle renforcée en mai dernier.

Ces sièges, d'époque XVIII ème, sont estampillés de LANGLOIS. Leurs très belles consoles d'accotoir et permettent de les situer dans le style Transition.

A mon goût, les modèles à l'image de ceux-ci font partie des plus belles créations du style.

Ces sièges, dans une laque ancienne, qui n'était à mon avis pas celle d'origine, en parfait état de garniture et de menuiserie,  ont été vendus 2000 euros hors frais ( environ 220 euros frais inclus ).

 

Transition LANGLOIS 1.JPG    
Transition LANGLOIS estampille.JPG

21/02/2010

Fauteuils d'époque transition estampillés de claude CHEVIGNY

Je vous invite à découvrir, dans mes albums photos, une très belle paire de sièges cannés estampillés de Claude CHEVIGNY.

Ces sièges, passés en vente à DROUOT à l'automne dernier, ont été vendus 1800 euros. En bon état, malgré quelques piqures, il nécessitaient une réfection complète de l'assise ( canne absente ) et une remise en état de la patine.

Copie de Estampilles CHEVIGNY vendus 1800 FI le 14 12 09.JPG