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14/06/2011

Nouvelle déception .... nouveau coup de gueule

 Voici ma déception du moment,et à double titre.

Tout d'abord, malgré des e-mails répétés,parce que j'ai superbement été ignoré par l'expert de la  vente ( un cabinet pourtant fort renommé ),ensuite parce que le siège que je convoitais m'a échappé.

Il s'agissait d'un fauteuil de bureau à assise tournante. Présenté par l'étude Thierry de MAIGRET et passé en vente aux enchères à Drouot le 9 juin dernier, ce fauteuil était en hêtre. Très joli modèle donc, mais exécuté dans un bois moins " noble " que l'acajou ou le noyer, ce que l'on préfère. Estimé 3/6000 euros, ce siège a finalement été adjugé 6200 euros ( frais en sus ).

Fauteuil bureau en hetre 090611 DE MAIGRET vendu 6200 HF 24 PC.jpg

Faute de précision sur l'état du siège, et ne pouvant me rendre à l'exposition, je me suis donc abstenu sagement de miser, au risque de passer à côté de quelque chose, ce qui fut sans doute le cas. Je précise que ma demande avait été adressée à l'étude environ 2 semaines avant la vente. Résultat : rien, pas de réponse de la part de l'expert, juste la jolie photo figurant au catalogue accompagnée du descriptif y figurant, transmise poliment par l'étude. Rien qui n'ai pu m'avancer en fait...

Cette semaine, re-belote. Même étude, même expert.

3 lots passant en vente demain m'intéressent : un cartel Louis XV 4 couleurs, une table de TOPINO et ( ce qui m'intéresse au plus haut point ), une table de RVLC. Sachant que ces 2 derniers lots sont signalés avec restaurations, j'adresse à l'étude 2 nouvelles demandes de rapport détaillé, ce qui, me semble t il, est justifié et compréhensible. Ces demandes datent du.... 30 mai. Même réponse polie de l'étude, joint les photos et les descriptions du catalogue. Les meubles sont au garde meuble, l'expert vous contactera dès que les lots seront visibles.

Hé bien figurez vous qu'il est 22 heures 56, et je suis sans nouvelles de ce brave expert. J'ai tout de même contacté l'étude ce matin, puis cet après midi afin de savoir ou en était ma demande. Devinez quelle fut la réponse de l'étude ???? Je vous le donne dans le mille ! " Monsieur, le cartel est pendu, je ne peux donc donner suite à votre demande. Il est de plus trop tard pour vous faire d'autres clichés. Vous comprenez, avec l'exposition qui se prépare ...."

NON MAIS DE QUI SE MOQUE T ON ?????????????????? QUE FAUT IL FAIRE ???????????????

Je ne suis pas marchand, encore moins parisien, je suis poli et courtois, qu'ai je donc fait ?Je ne peux me rendre à toutes les expositions à DROUOT, le seul moyen de me faire une opinion que la qualité de la marchandise présentée est donc d'avoir recours aux photographies et aux contacts avec les chargés de vente.

Moi je pense que certains acteurs du marché parisiens feraient bien de faire preuve d'un peu d'humilité, je pense notament à certains experts. Agissent ils par favoritisme, au profit de marchands ? C'est ce que je crois, l'ayant déjà constaté par le passé ! Selon l'intervenant, les réponses sont différentes. Et nous pauvres amateurs, que devons nous faire ? Engager 10000 euros comme ça, à l'aveuglette ? Sommes nous donc si stupides !

Il est parfaitement inadmissible qu'avec les moyens de communication actuels des amateurs, dont je fais partie, soient superbement ignorés par ce genre de personnalité hautaine !

En conclusion, je pense que je vais abandonner tout simplement les recherches sur PARIS. Ce panier de crabes commence sérieusement à m'exaspérer, et je ne suis pas le seul.

Laissons donc ce marché aux nombrilistes et gens de petite morale. Je pense que le marché de l'art mérite mieux que ces parasites qui gangrènent le système, et qui agissent en position de monopole ( qui donc oserait contester l'expertise de tel cabinet, jouissant d'une réputation trans-générationnelle? Et si tel est le cas, que se passe t il ? Le meuble repasse en commission d'expertise, composée, bien entendu, d'experts connaissant bien le mis en cause ! Et l'adage se vérifie à nouveau " les loups ne se mangent pas entre eux " ! ).

Et bien moi, j'en ai marre d'être pris pour un mouton, alors je réagis, et espère faire réagir nombre d'entre vous !

 

01/11/2010

Une table " à la tronchin " estampillée de Conrad MAUTER

Table à la tronchin de MAUTER.jpg

 

TABLE dite A LA TRONCHIN en acajou et placage
d'acajou. Elle ouvre à un tiroir et deux tirettes
latérales. Le plateau à système formant écritoire. Elle
repose sur des pieds gaines moulurés
Estampillée MAUTER
Epoque Louis XVI
H : 77,5 cm, L : 96 cm, P : 61 cm

Vendue 9294 euros ( frais inclus )

Vente VERSAILLES ENCHERES PERRIN-LOYERE-LAJEUNESSE du 24-10-2010 lot n° 111

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Historique :

La table dite " à la Tronchin " est une table tout à fait singulière, apparue sous le règne de Louis XVI. En effet, si la structure est celle d'une table à écrire traditionnelle ( un piétement quadripode surmonté d'un tiroir éventuellement flanqué de tirettes, à l'image de certains bureaux ), il n'en est pas de même du système de plateaux amovibles. L'innovation vient du fait qu'un mécanisme ( une sorte de crémaillère rentrant dans les pieds ) permet d'éléver le plateau. Ce dernier peut ensuite être incliné à l'angle voulu. Généralement gainé de cuir, il était destiné à l'écriture. Le plateau mobile principal pouvait être plein, ou muni d'un pupitre gainé de cuir, à l'image du modèle présenté.La mise en oeuvre du sytème permettait de travailler dans des conditions de confort optimales.

Ce type de table est apparu en1777 et a été inventé, selon Guillaume JANNEAU, par Louis DUFOUR. Elle tient son nom d'un célèbre médecin genevois, trouvant fort commode de pouvoir utiliser un même meuble afin de travailler aussi bien assis que debout.

Généralement raffiné, comme en témoigne le modèle de MAUTER,  ce type de table est donc très recherché, tand pour son aspect utile que décoratif. Il est généralement réalisé en acajou et placage d'acajou, exceptionnellement en bois de placage et/ou en marqueterie. Les modèles les plus sophistiqués sont munis d'une manivelle permettant d'activer la crémaillère, et d'éléver le plateau supérieur. Sur les modèles les plus simples, il suffisait de tirer le plateau vers le haut pour l'élever.

La table de MAUTER a des dimensions tout à fait conformes aux réalisations de la fin du XVIII ème siècle, permettant de l'intégrer aisément dans un appartement. De plus, les pieds en gaine moulurés sont du plus bel effet, et contrastent avec la sobiété relative mais parfaitement exécutée de l'ensemble. Ces qualités conjuguées ont permis d'obtenir un prix au desus de l'estimation.

Bon nombre de ces tables nous sont parvenues. Cependant, ces meubles ont une véritable " cote d'amour " ce qui, sur le marché de l'art, se traduit nécessaireemnt par des tarifs soutenus.Ainsi, il existe un véritable engouement pour ce type de table fonctionnel.

Les modèles de la fin du XVIII ème siècle les plus sobres se négocient rarement à moins de 3000 euros. Un modèle de qualité de cette même époque s'échangera en moyenne contre 5/6000 euros alors qu'une dépense de 10/12 000 euros devra être envisagée pour décrocher un modèle à manivelle. Les modèles hauts de gamme, quant à eux, peuvent atteindre des sommes beaucoup plus conséquentes.

Biographie :

D'origine allemande, Conrad MAUTER ( 1742/14 mai 1810 ) est reçu maître le 10 septembre 1777. Ebénistes de talent, ses qualités sont très vite reconnues, et il voit affluer dès 1782 des commandes de clients prestigieux tel le comte d'Artois ( frère du roi Louis XVI et futur Charles X ). Il participe ainsi à l'ameublement des châteaux de Bagatelle, Saint Germain en Laye, Maisons, Saint Cloud et du palais du Temple. Ses activités, propsères, se poursuivent après la Révolution. Après son décès, son affaire est rachetée par Nicolas Louis SANDRIN.

L'une des caractéristiques de MAUTER est la grande sobriété d'exécution de ses modèles. Presque tous en acajou, ils demeurent sobres et de lignes pures. Les moulures, rigoureuses, sont fréquemment renforcées de baguettes d'encadrement en cuivre, colonnes ou pilastres. La production de ce maître se concentre principalement sur des commodes, secrétaires et autres bureaux plats ou à cyindre permettant d'utiliser au mieux les essences d'acajou. De nombreuses petites tables de salon à écrire ou à jeux, très en vogue alors, sortent également de ses établis, à l'image de notre modèle.

Source : Pierre KJELLBERG, Le Mobilier Français du XVIII ème siècle, éditions de l'Amateur, page 557.

Bonheur du jour de Conrad MAUTER.jpg

Bonheur du jour estampillé MAUTER

PHOTO 033.jpg

Petit guéridon à crémaillère estampillé MAUTER

( Vacation ARTCURIAL du 04/11/10 lot 143 -  vendu environ 4100 euros frais inclus  )

Une importante pendule à portique d'époque Louis XVI

 

12 000 euros pendule portique epoque Louis 16.jpg

Rare pendule portique en marbre blanc, noir et bronze doré d'époque Louis XVI.


Cadran en émail figurant les heures et les minutes en chiffres arabes surmonté d'un aigle sur une sphère et supporté par des pilastres cannelés à chapiteaux ioniques cantonnés de consoles et agrémentés de lions, pot-à-feu et rinceaux feuillagés, la terrasse à triple ressaut avec frise de perles et de végétaux et animée de deux allégories féminines symbolisant la Force et la Justice encadrant un trophée d'armes.


Elle repose sur six pieds en toupie. Balançoire en forme de soleil.


Haut. : 70 cm
Larg. : 58 cm
Prof. : 16 cm

Bibliographie : aux Éditions de l'Amateur, reproduite dans l'ouvrage de Pierre KJELLBERG, encyclopédie de la pendule française en p. 203
Modèle célèbre connu à plusieurs exemplaires dont l'un est conservé au musée des Arts Décoratifs à Paris.

Vendue 12 000 euros ( frais 20 % en sus )

Vente ERIC PILLON ENCHERES 17/10/2010 lot 289

Une commode à angles vifs estampillée de BIRCKLE

Commode BIRKLE.jpg

Très belle commode à angles vifs marquetée en fil de bois de rose.
Elle ouvre à trois rangs de tiroirs dont deux sans traverse, décorée d'une division centrale simulée en léger relief.
Les pourtours sont en placage d'amarante, filets d'encadrement de grecques, montants à angles vifs à canaux, anneaux de tirage mobiles en bronze à rosace, petite frise de lambels, cul de lampe à décor de feuillage et de palmettes. Dessus de marbre brun veiné de gris et de blanc fracturé et réparé.
Estampillée BIRCKLE.
Epoque Louis XVI.

H. 85,5 ; L. 131 ; P. 57

Vendue 8500 euros ( frais en sus 21.53 % )

Etude PESCHETEAU-BADIN vente du 18/10/2010 lot n° 191

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BIOGRAPHIE :

Jacques BIRCKLE  ( 1734 - 7 mars 1803 ) est reçu maître le 30juillet 1764. Il fut tout d'abord ouvrier maître avant d'obtenir la maîtrise.

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Ebéniste de talent, il reçoit notamment des commandes de la reine Marie Antoinette pour le château de Saint Cloud, du duc d'Orleans, de la princesse de Lamballe et de Mme Elisabeth.

BIRCKLE a laissé une production abondante, ou le luxe ostentatoire n'est pas une priorité, contrairement à l'effet décoratif qui lui est recherché . Consciencieux et de grand talent, ses meubles se distinguent par leur grande qualité d'exécution.

La plupart des meubles produits par BIRCKLE sont quasiment dépourvus d'ornementation en bronze. L'ébéniste affectionne particulièrement les marquetteries aux tons vifs, contrastés, dessinées avec simplicité. Faites de bois teintés clairs, elle se détachent le plus souvent sur un fond de placage sombre. Leur effet spectaculaire est encore renforcé par les thèmes choisis, habituellement encadrés de filets à grecques.

Un décor original le caractérise : il s'agit d'une marqueterie réalisée " en trompe l'oeil " représentant un bureau plat Louis XV sur un dallage noir et blanc. Le tiroir droit du bureau est ouvert et, sur le plateau, sont posés deux vases de fleurs, des livres et divers objets. Une draperie surmonte l'ensemble  tel un rideau de scène ouvert pendant le spectacle. Ce type de décor, un peu gauche dans l'exécution de la erspective, se retrouve sur des meubles ( commodes, secrétaires essentiellement ) des styles Transition et Louis XVI.

BIRCKLE a également produit des meubles plus sobres, en bois de placage, mais toujours d'une grande qualité d'exécution, à l'image de la commode présentée. 

Bibliographie : Pierre KJELLBERG, " le mobilier français du XVIIIème siècle ", éditions de l'amateur, pages 69 et 70.

28/10/2010

Un fauteuil de bureau à assise tournante d'époque Louis XVI

Je vous présente un siège rare, puisqu'il s'agit d'un fauteuil de bureau à assise tournante d'époque Louis XVI. Cherchant ce type de fauteuil depuis plusieurs années, j'ai donc été marqué par le passage de celui ci en vente publique la semaine dernière.

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Ce siège, en noyer, est recouvert d'un cuir de couleur havane réhaussé d'une vignette dorée à l'or fin apposée à chaud.

L'assise circulaire repose sur quatre pieds cannelés et rudentés à pointe d'asperge. Les dés de raccordement sont sculptés d'une marguerite. La ceinture est quant à elle ornée d'une frise de rais de coeur.

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Le dossier en gondole, est prolongé par accotoirs cannelés à nez volutés .

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Le fauteuil est composé de deux parties principales. La première englobe le piètement et la ceinture, fixes. La seconde est composée de l'assise, du dossier et des accotoirs. Cette dernière est mobile, et tourne autour de la ceinture.

Cecic est rendu possible par un système de galets ( sortes de petites roulettes ), fixés sous l'assise. Ils viennent se poser dans une gorge creusée dans le haut de la ceinture, dont le fond est muni de lamelles d'acier. Le galets peuvent ainsi tourner dans la gorge sans user le bois. L'ensemble de ce système et maintenu en place par une vis traversant la ceinture, et venant se fixer sur une traverse placée sous l'assise.

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Les fauteuils de bureau d'époque Louis XVI à assise tournante sont rares et onéreux; on trouve plus facilement des fauteuils à asise fixe, souvent cannés, datant de cette époque. Vous croiserez également plus fréquement des sièges du style Louis XV ou des fauteuils de cabinet Régence.

Notre fauteuil a subi plusieures restaurations notables : tenons arasant la ceinture, équerres, et surtout pieds recoupés. En effet, si vous regardez en détail l'extrêmité de ceux-ci, vous vous apercevrez que les chandelles ( bouts de pieds ) sont grossières, et jurent avec le reste , ce qui indique qu'elles ont été refaites. Plus grave, on observe que les asperges rudentées sont courtes, et ne comportent que la tête de l'asperge et un annelet. Ceci montre que chaque pied a été coupé sur 3 cm au moins, les asperges étant composées d'au minimum 3 annelets. Il manque donc environ 5/6 cm de bois ancien.Ces dégats sont expliquable par le fait que, plus que pour tout autre siège, ce type de fauteuil était soumis à de nombreuses contraintes, expliquant les usures et cassures fréquentes ayant entraîné des restaurations fréquentes.

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A titre d'anecdote j'ai vu, ce mois ci, dans les ateliers d'un ébéniste de ma région, un modèle de CANABAS en acajou, à l'intérieur du piétement duquel on avait ajouté une croix en fer forgé, de manière à empêcher les pieds de bouger, et les rendant solidaires. Cette croix, datant du XVIIIème, avait donc été installée peu de temps après la naissance du siège, ce qui montre bien son extrême fragilité !

Quoiqu'il en soit, notre très beau siège, malgré son état, a tout de même été vendu 3840 euros frais inclus, sur une estimation ( modeste, compte tenu de son état ) de 6/1000 euros. Ceci montre bien l'intérêt suscité par de type de mobilier de rare, de qualité, et convenant parfaitement à usage moderne et quotidien.

Un siège de ce modèle en bon état se négocie aux environs de 4/5000 euros. Les modèles plus rares, avec un dossier cannés recouvert d'un cuir, et/ou en acajou, à l'image de certaines crétaions de CANABAS ou de JACOB, peuvent voir leur prix moyens attaindre 10/15 000 euros. 

A tire d'exemple, je vous citerai un modèle en hêtre à entretoise portant l'estampille de BOULARD vendu 4700 euros en décembre 2009 ( dossier en gondole et accotoirs recouverts postérieurement de cuir, ces derniers devant être à l'origine respectivement cannés et gainés, et à bois nu pour les nez et les consoles d'accotoirs ).

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Estampille BOULARD vendu 4700 FI le 14 12 09.JPG

Un autre modèle, plus connu, est celui de Geoges JACOB à pied en consoles, modèle se négociant 10/15000 euros pour une variante classique, bien au delà pour un modèle plus travaillé.

Estampillé I JACOB est 7 a 10 000 euros pieds entes acajou moulure assise circulaire tournante H92cmL56cmP70cm.jpg

Enfin, comment ne pas citer ce superbe modèle de DELANOIS en bois doré, invendu à PARIS en Octobre dernier, estimé 35/40 000 euros.

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