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22/01/2017

A vendre : une paire de fauteuils à la reine par Pierre NOGARET

Bonjour à tous,

je ne vais pas attendre le printemps pour faire un peu de ménage !

En effet, j'ai décider de me séparer de quelques unes de mes plus belles pièces de l'époque Louis XV, afin de me recentrer sur mon style de prédilection : le style Louis XVI.

J'ai longtemps hésité à faire un tri parmi les meubles et objets amassés tout au long de ces dernières années, mais mes finances n'étant pas éternelles, et les pièces que je convoite suscitant de plus en plus d'intérêt, il faut que je trouve une source de financement.

Il m'a donc fallu faire un choix, et cette nouvelle année arrive à point nommé pour prendre de bonnes résolutions.

Concomitamment, je souhaitais depuis plusieurs années créer une petite pièce destinée à la réception, dans le goût des boudoirs très appréciés au 18 ème siècle. Je vais donc recréé cette ambiance dans la pièce qui me sert à l'heure actuelle de bureau, et repartir à zéro. Cela signifie également qu'il va falloir me séparer de mon bureau du début de l'époque Empire, ayant fait l'objet d'une note le 10 juillet 2012.

J'ai donc décidé dans un premier temps de vous proposer une très belle paire de fauteuils à dossiers dit " à la reine " d'époque Louis XV réalisés par le plus célèbre des menuisiers provinciaux : Pierre NOGARET. En bois naturel, non estampillés , ils sont recouverts d'une ancienne tapisserie au gros point à décor floral.

 

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Il s'agit d'un modèle rare à large assise et à manchettes garnies. Les modèles plus courants ont les bras sans garniture. Les modèles garnis de Pierre NOGARET son très prisés.

En bois naturel, ils sont sculptés de fleurettes.

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Les courbes et les contre courbes du dossier et de la ceinture sont typique des sièges lyonnais, de même que la terminaison des pieds avant et arrière.

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On note également les caractéristiques de l'assise, plus large que profonde, typique de ces sièges.

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 Les consoles d'accotoir sont nettement ouvertes vers l'extérieur, et en coup de fouet.

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Mais ce qui est le plus intéressant est cet ergot, situé sur chacune des ceintures latérales de l'assise.

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En effet, ce petit ergot en sifflet est caractéristique de Pierre NOGARET, et vaut signature ( cf NOGARET et les sièges lyonnais, par Jean DELOCHE et Jean-Yves MORNAND, publié chez Jacques André Editeur, page 51, " traits caractéristiques des sièges de NOGARET, ergot reproduit illustration 48 ). Il est exclusivement présent sur certains sièges garnis à dossier plat ( 23 % des sièges estampillés NOGARET étudiés par les auteurs ).

Il s'agit donc d'un modèle connu, sans ambiguïté quant à son auteur. Vous trouverez ci après des clichés d'une paire de sièges semblables aux miens, estampillés de Pierre NOGARET.

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J'ai volontairement laissé ces sièges dans leur état de maison. Ils sont en très bon état, et comportent quelques restaurations d'usage ( une traverse latérale doublée, présence d'une cale de renfort, une console latérale refixée ).

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Ces sièges sont parfaitement stables. Il ne nécessitent aucune restauration, si ce n'est la réfection de la patine. La couverture et la garniture sont en très bon état.

Le prix demandé pour cette paire de sièges est de 2200 €.

Un échange est possible contre une paire de sièges d'époque Louis XVI de même valeur.

Si vous souhaitez obtenir plus de renseignements, n'hésitez pas à me contacter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28/06/2013

Chauffeuses, sièges d'enfant, prie Dieu... l'avènement des sièges bas

Bonjour à tous,

une acquisition récente me permet de me pencher sur un type de siège suscitant régulièrement l'engouement des amateurs, puisque je vais aborder le sujet des sièges bas dit "en chauffeuse ".

Le sujet est très vaste, je vais donc dans un premier temps en dégrossir les grandes lignes, l'occasion se présentera ultérieurement de développer plus en détail le sujet.

La découverte :

En correspondant avec un collectionneur désireux de se séparer d'une partie de ses sièges, j'ai fais une heureuse découverte. En effet, parti pour acheter sur photos trois chaises d'époque Directoire, je suis revenu avec ceci.

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En guise de chaises, je venais de me porter acquéreur d'une paire de chauffeuses, et d'une chaise d'enfant. Cette occasion va me permettre de vous présenter et de différencier ce type de sièges.

Définitions :

Tout d'abord, revenons sur la notion de " chauffeuse ".

On appelle " chauffeuse " un siège ( chaise, fauteuil ou bergère ) que l'on plaçait devant la cheminée afin de se chauffer, tout simplement. Ce type de siège fut également appelé à l'origine " coin de feu " ( terme plus volontiers réservé aux sièges Régence et début Louis XV, à assise large et basse ) .

Il s'agit donc là d'un siège de confort, destiné à un usage particulier. De ce fait, il s'agit d'un meuble beaucoup plus rare qu'un siège traditionnel car, s'il est courant de voir des séries de chaises ou de fauteuils, il est exceptionnel de trouver plus de deux sièges en chauffeuse. Ceci s'explique par le fait que ce siège, destiné à être positionné devant l'âtre, ne pouvait être placé ailleurs en raison de sa vocation première, et était donc présent dans les habitations en nombre restreint.

Il est maintenant intéressant de savoir ce qui distingue un siège en chauffeuse d'un autre siège. Ce qui frappe immédiatement sur ce type de mobilier est l'aspect bas de l'assise. En effet, pour que les pieds des usagers se situent à hauteur de foyer, tout en restant confortables, il a été nécessaire d'abaisser la hauteur de l'assise, et, par conséquent, de diminuer la hauteur des pieds. Ceux ci sont donc plus trapus. Sans entrer dans des propos trop empiriques, on peut considérer que l'on est en présence d'un siège en chauffeuse lorsque la hauteur de l'assise ne dépasse pas 30 cm ( dimension prise du bas des pieds en haut de l'assise, garniture et couverture comprise ).

Afin d'augmenter le confort, l'assise est plus large ( 5 à 10 cm au minimum par rapport à un siège du même modèle ), et le dossier plus haut ( excepté pour les sièges régence et début Louis XV ) et légèrement incliné. Cette différence se remarque à l'oeil nu, car le siège est disproportionné comparé à un siège traditionnel.

En résumé, si votre siège est bas d'assise

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qu'il a des petits pieds

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et un dossier haut et incliné

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 alors vous êtes en présence d'un siège en chauffeuse ( félicitatons ! ).

Pourquoi tand d'engouement me direz vous ? Et bien simplement parce que ces sièges, comme je l'ai exposé plus haut, sont bien plus rares dans les intérieurs du XVIII èmeque les autres sièges. De plus, il s'agit là de sièges de confort. La rareté étant associé à la commodité en font des pièces très recherchées.

Ainsi, les bergères basses et les fauteuils coins de feu atteignent des prix de haut niveau régulièrement.

 

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Un siège d'enfant est quant à lui bas d'assise puisqu'en rapport avec la taille de son usager. Pas de différence avec la chauffeuse jusque là. Cependant, un siège d'enfant conserve des proportions et des volumes à l'échelle, et l'on n'observe donc pas de disproportions au niveau du dossier, de l'assise ou des pieds.

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De ce fait, lorque l'on se trouve face ce type de siège, l'impression est qu'il s'agit d'un siège miniaturisé, les calibres utilisés étant tous proportionnés les uns par rapport aux autres.

Méfiance donc lorsque le proportions ne sont pas respectées, car vous êtes face à un siège transformé !

 

Enfin, un petit mot concernant les prie Dieu. Ils se distinguent aisément des deux catégories précédentes pour deux raisons : d'une part l'assise est basse et parfois inclinée vers l'avant, d'autre part ils possèdent une manchette sur la partie supérieure du dossier. Ces aménagements ont été apportés afin que le fidèle puisse s'agenouiller et se relever plus aisément, et puissent poser les coudes sur le dossier.

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Attention à ne pas confondre avec les voyelles ( ou ponteuses ), destinées au jeu, et dont l'assise est à hauteur traditionnelle.

 

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Voilà, j'espère avoir en quelques lignes dégrossi le sujet. N'hésitez pas à me faire part de vos réactions.

Bonnes trouvailles !